#}

On se dispute tout le temps...

Questions et défis
Mamoun Moubarak Dribi
11-05-2017

Les problèmes ont toujours une cause, une origine et sont influencé par une certaine vérité. À l'ère des recettes toutes faites, en prêt à penser et à porter ! Les gens sont devenus de moins en moins enclin à penser. Cette manière d'être, les amène la plus part du temps à se justifier : «  non, je n'ai rien fait... ». dans un certain sens, c'est vrai !  Mais en analyse,  ce n'est pas suffisant. Ne rien faire, ne vas pas vous épargner de vous coltiner les effets du ratage humain. Comme je vous le disais, dire ce n'est pas de ma faute, est une phrase qui signifie entre autres: « je n'ai rien provoqué !! » mais quand on le voit sous l'angle des bonnes ou des mauvaises influences. Cela devient tout à fait autre chose. Surtout si l'on sait qu'il y a des influences implicites et d'autres plus explicites. Il y a là comme qui dirait des bons et des mauvais esprits à l'ouvrage. D'ailleurs, ce n'est pas pour rien, que dans plusieurs cultures aborigènes (on retrouve cela encore chez nous!!) on attribue plusieurs malaises aux mauvais esprits !! hélas le monde actuel en général, et le monde arabe en particulier (je ne lui trouve rien de spécifique pour mériter l’appellation 'monde arabe' il a sombré corps et âme dans la culture de la globalisation!!) n'ont que la maladie ou les problèmes pour résoudre les choses qu'ils n'arrivent pas à assimiler (dans le sens biologique du terme). En effet, dès qu'il y a malentendu, ou malaise, c'est le branle bas de combat en soi... c'est l'alerte à tout azimut. Les gens sont devenus à cran, pas uniquement à cause du stress, du burn out, des dépressions et des frustrations... mais aussi et surtout de la fragilité de leur capacité à penser et à assimiler ce qui ne va pas. Le mode bipolaire dans lequel nous a plongé l'ignorance des temps modernes, où l'information a remplacé le savoir, et les procédures à suivre ont remplacé l'expérience forgé par l'histoire humaine. Alors on se dispute, au lieu de chercher à savoir et à comprendre ce que je fais moi, qui fait que l'autre régisse ainsi. La question de l'influence de la femme sur l'homme, et celle de l'homme sur la femme n'est plus à démontrer. Il suffit d'introduire une seule femme dans un groupe d'hommes pour voir leurs comportements changer, et la réciproque est vrai. Mais ce n'est là où je veux en venir, ce qui m’intéresse dans cette question de mauvaises influences dans le couple qui fait que les disputes vont aller bon train sans raisons valable. C'est la question de la résolution. Les parents ont élevés les garçons en leurs disant la plus part du temps  « ne pleures pas, ce sont les filles qui pleurent... ne te fais pas beau, ce sont les filles qui se font belles !! » de tels propos ont fait que pour s'identifier les garçons doivent s'opposer aux filles, puisqu'ils ne faut pas leurs ressembler pour être de vrais hommes. On va retrouver la même chose du côté des filles, où la différenciation entre les deux sexes, et poussé ici à son paroxysme le plus élevé. N'ayant pas résolu cette manière de penser les uns et les autres vont alors vivre l'opposition à l'autre comme étant l'aboutissement de soi. Je suis un homme, un vrai, je m'oppose à la femme. Il n'est plus question ici de discussion, ni de concession, ni de compromis. Il s'agit d'absolu. Vous comprenez maintenant pourquoi il ne suffit pas de dire : « je n'ai rien fait, ce n'est pas de ma faute !! ». vous saisissez peut être un petit peu j'espère, ce qu'il en est de la résonance des structures psychiques, où ce qui n'a pas aboutit en moi en terme de résolution, va enclencher et déclencher chez l'autre l'inverse de ce que je dis attendre de lui. Je dis vouloir l'amour et la paix, mais je n'ai que cris et hurlements... le but n'est pas de vous faire culpabiliser ni de vous faire douter de vous même ! Ce qu'il faut comprendre, c'est que la solution réside dans une autre forme de réponse. Rappelez vous l'algorithme pathologique des tempes modernes : problème ou maladie. Il faut aller vers la troisième voie : assimiler. Pour réussir ce passage, il faut considérer l'autre comme étant juste (même s'il est pénible) car il vit ce qu'il croit être sa vérité. Progressivement, on va dérouler avec lui cette vérité, jusqu'à ce que l’énergie qui l'alimente faiblisse. Alors on va accéder aux registres de l'origine du problème : il chercher à confirmer sa position. Le travail d'entêtement n'aura plus à se faire, car la confirmation ressemble à l'opposition, mais ce qui la distingue d'elle, c'est qu'elle se sert de la force intellectuelle pour s'énoncer. Tandis que l'autre se sert de la force de blocage et de résistance pure et dure. La confirmation est facile à absorber, il suffit d'écouter l'autre comme un maître savant. L'ego ainsi rassuré, l'estime de soi rétablit, le conjoint est pris dans un rapport idéal. Ce qui va ébranler la structure de l'imaginaire : « celui qui étais inscrit comme un être auquel on s'oppose, devient celui que l'on doit défendre ». comme vous pouvez le remarquer, la vérité est souvent ailleurs (dixit la série Xfiles). Il suffit alors de s'attaquer aux causes des discordes, vous verrez elles se dissiperont d'elles mêmes !!