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Troubles de l'humeur chez l'enfant et l'ado

Pensées universelles
Mamoun Moubarak Dribi
11-05-2017

Réussir à élever un enfant en bonne santé psychique et mentale n'est pas une mince affaire! mais cela n'est pas impossible, si  on admet deux choses essentielles :  le ratage comme élément constituant de la réussite, et l'impact sur l'enfant, de ce que nous sommes par rapport à ce que nous tenons comme propos... on devra toujours garder en mémoire un fait très important : les émotions induisent des perturbations qui créent des troubles, qui en retour peuvent affecter ou altérer le comportement. Si cela s'inscrit dans la durée ce type de comportements risquent à long terme d'influencer ou de modifier la personnalité de l'enfant. Ce qui risque de nuire à ses rapports sociaux et scolaire. je tiens à rappeler que le présent article comme tous les travaux que je mène à la radio rentrent dans le cadre de la vulgarisation scientifique et de la diffusion de la culture de la structuration et de la psychoéducation. En aucun cas cela ne devra être considéré comme un diagnostic, car cela nécessite une démarche et des méthodes scientifiques extrêmement rigoureuses.  Les troubles de l'humeur chez l'enfant et l'adolescent ne sont pas une mince affaire : certains d’entre eux peuvent être porteur de pathologie telle la cyclothymie. C'est en fait la même chose que le trouble bipolaire, qui se manifeste par des périodes d'euphorie, où l’énergie positive fuse de partout, l'envie de tout faire, de tout réussir avec un fort sentiment de bonheur et de joie. Puis sans crier gare, la tristesse s'installe, c'est alors le doute, l'anxiété et l'amertume, on devient impulsif, on se remémore les mauvais souvenirs, on reproche à l'excès à l'autre  le fait d'avoir subi ou vécu telle ou telle chose! et c'est reparti pour un tour, après une période de latence, la phase maniaque s'installe à nouveau pour être suivi hélas encore et toujours de la phase mélancolique! dans ce présent article, je m'intéresse à certains aspects où l'éducation et la structuration de l'enfant rendent possible une prise de conscience des sauts d'humeurs chez l'enfant et le jeune, pour rendre facile d'une part la formulation d'une demande d'aide quand c'est nécessaire! ou d'accepter une action thérapeutique quand cela devient indispensable. Il est primordial d'amener l'enfant durant les deux périodes de son enfance. Rappelons ici que les scientifiques ont pour habitude de décrire des périodes ou des étapes. Pour ma part, et sans toutefois tomber dans le piège des théories stadistes, je vois qu'il y a deux temps essentiels qui vont de 2ans à 6ans et de 7ans à 12 ans (auparavant il y avait le nourrisson (0-2 ans et le trotteur 18mois-3 ans !!). Je disais donc que l'on devra veiller à faire distinguer à l'enfant entre deux choses complètement différentes :  le fait de lui faire plaisir et le fait que ça soit lui qui exige qu'on fasse tout pour lui faire plaisir !! cet aspect s’appelle en analyse une inversion ! l'enfant au début ne le fait pas exprès, mais dans cette prise de possession du lien d'amour qu'il a avec sa mère d'une part et avec son père d'autre part, il va y avoir de l'excès, voire de l'abus des deux côtés. Ceci va constituer un terrain glissant où l'enfant s'habitue à obtenir certaines choses, quand il agit d'une certaine manière ! le fait d'accepter ce comportement durant la première période de son enfance, crée un lien sécurisé d'une part et rend possible toute action d'éducation et de structuration. Ainsi quand un adulte punit de manière intelligente cet enfant, ou lui refuse certaines choses ou attitudes, l'enfant sait que cet adulte l'aime car il le lui a prouvé durant la phase d'acceptation de ses demandes et/ou de ses manières de faire excessives !! mais il est essentiel de toujours garder un lien autoritaire avec l'enfant. Pour passer ensuite progressivement le cap des 6 ans, où l'on va veiller à réduire sa manière de demander, pour augmenter ensuite son niveau de patience et d'acceptation de la frustration et de la souffrance (toute relative !!) de l'effort pour apprendre, ou réussir certaines choses de la vie sociale et scolaire. L'enfant fait confiance à ses parents, mais c'est plus fort que lui, les repères qu'il a intégré durant la petite enfance, font force de loi !! Il continue à faire des crises, à pleurer quand il échoue ou n'obtient pas ce qu'il désire ! c'est pour cela que la période 6-7 ans est fabuleuse. C'est le début du raisonnement, et notre petit être tout penseur en herbe qu'il est, aime être autrement que quand il était petit !! c'est là où la structuration va entrer en jeu. Cela commence par l'exposition de l'enfant en vue de l'imprégner par des modèles de familles imaginaires et réels, qui permettront l'identification à un idéal d'enfant ayant un rapport sain à ses parents et à la société, aux respects des règles. Au contraire d'un autre modèle d'enfant n'ayant pas ses valeurs. Cette distinction rend possible l'intégration des oppositions différentiels. Socle nécessaire pour distinguer le bien et le mal !! Durant l'autre période 7-12 ans, les parents énoncerons uniquement leurs refus à l'enfant vis à vis de ses sauts d'humeurs brusques et excessifs, pour l'amener de lui même à faire en sorte que cela change ! C'est cela grandir : c'est patienter et garder bon moral quand on échoue ou quand on vit quelque chose de très dur. Mais si les sauts d'humeur brusque et incontrôlé persistent et durent dans le temps, où que l'enfant ne parvient pas par lui même à adopter les bonnes attitudes. Il faudra arrêter alors à le pousser à bout au risque de le faire souffrir gratuitement, et se mettre à soupçonner peut être à une cyclothymie juvénile.